Nouvelles d’Info 07

Les chauffeurs de la STO en ont «ras-le-bol»

Michel
Michel Moyneur

NÉGOS. Le climat de travail serait tout sauf sain à la Société de transport de l’Outaouais (STO).

Photo TC Media – Archives

Sans convention collective depuis le 31 décembre 2014, les chauffeurs et les employés chargés de l’entretien des autobus en ont «ras-le-bol» du comportement de la direction à leur endroit.

«L’attitude de l’employeur est déplorable, dénonce sans détour le président du syndicat des chauffeurs de la STO, Félix Gendron. Il fait ce qu’il veut quand il veut. Les relations de travail sont carrément pourries.»

Sans trop vouloir entrer dans les détails, M. Gendron confirme que les horaires «serrés» des chauffeurs y sont notamment pour quelque chose. La durée prévue de plusieurs trajets, l’atteinte du point B en partant du point A, serait irréaliste. Aussi, le trop court laps de temps alloué aux chauffeurs entre deux parcours contribuerait aux retards des autobus et, du même coup, au stress des employés.

«Si M. Carpentier dit que le service à la clientèle est important, il devrait peut-être se mettre à investir dans les horaires des chauffeurs», estime Félix Gendron.

Le président syndical ignore à quel moment sera ratifié le prochain contrat de travail. Une chose est claire, promet-il par contre, c’est que «des moyens de pression vont être entamés si ça ne bouge pas».

«Autour du mois de mars, on va entrer dans lecrunchie des négociations. C’est là qu’on va voir si l’employeur est de bonne foi ou pas. On aimerait qu’il change son attitude envers nous, mais ça ne s’écrit malheureusement pas dans une convention collective.»

Une assemblée spéciale tenue en octobre dernier afin de faire le point sur l’avancement des pourparlers en cours a d’ailleurs permis d’aborder la question des moyens de pression qui pourraient être entrepris si l’impasse persiste.

Une source au fait du dossier a toutefois confirmé à TC Media qu’aucune action qui pourrait nuire au service aux usagers n’est envisagée.

Contacté pour obtenir sa version des faits, le président de la STO, Gilles Carpentier, s’est refusé à tout commentaire.

Près de 500 chauffeurs et 120 employés d’entretien sont à l’emploi de la STO.

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